escalier
L'homme quitte la douce fraicheur de la salle déserte et silencieuse depuis le départ des enfants. Il referme doucement la porte derrière lui. Sur le palier innondé de soleil, il contemple pour la dernière fois la grande cours avec ces massifs d'aucubas et de berberis. Le temps semble suspendu. Après un long moment, il prend conscience d'un poids au bout de son bras, son petit cartable au cuir si usè. A quoi va-t'il lui servir maintenant? Plus de cahier à emmener, à corriger. Il le pose, se retourne et descend lentement l'escalier. Ses pas claquent sur les marches métalliques qu'il a tant de fois montées et descendues. Tristement, il traverse lentement la cour déserte, passe une dernière fois près des jacarandas. Personne pour un adieu. Il franchit le portail en bois et s'éloigne sans se retourner.
Une nouvelle vie commence.